Je vous poste quelques photos de mon premier vêtement "do it yourself", une mini-robe noire en coton. Je l'ai fait à partir d'un patron Burda, mais j'avoue que j'ai pris des libertés, je l'ai (beaucoup) raccourcie.
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Ça
peut paraître bête. Pourtant, ça demande des recherches et de la réflexion. Bien choisir ses pulls basiques, c’est presque un art.
QUEL PRIX ?
La
tentation du pull à petit prix est forte. D’autant que les enseignes low-cost
de type H&M ont souvent des gammes hyper variées, qu’il s’agisse des coupes
ou des couleurs. Du coup, le calcul est rapide : on se dit qu’il vaut
mieux avoir un grand nombre de pulls basiques. Comme ça, on les porte moins, on
les lave moins, on les abîme moins, et on ne donne pas l’impression de porter
chaque jour la même chose. Donc on se retrouve avec la penderie remplie de
pulls H&M à moins de 20€ chacun, avec la certitude qu’on aura, pour moins
de cent euros, plein de tenues différentes.
Mais
ce calcul est mauvais. Il répond à l’éternel dilemme : « dois-je acheter une pièce chère ou plusieurs
pièces low-cost ? ». Et en terme de basiques, il faut éliminer la
deuxième réponse. Notre garde robe doit impérativement avoir en moyenne sept pièces simples de qualité irréprochable qui forment un socle d’élégance. Il
faut donc avoir au minimum une robe, une jupe, un ou deux t-shirt, un ou deux
pulls, une chemise, un pantalon et une paire de ballerines, tous très simples
et de grande qualité. Ça demande un investissement non négligeable. Si vous
partez de zéro, comptez quelques mois d’économies (jusqu’à 700€ à mobiliser).
Soyez-en sûres, le résultat sera imparable : si le basique est beau, la
tenue sera classe. Avec un beau Levis vintage, retouché par une couturière pour
l’adapter à votre silhouette, vous serez sûre d’être raffinée.
QUELLE MARQUE ?
Cette
règle s’applique aux pulls basiques. Une fois pour toutes, fuyez les enseignes à
bas coût. Ou choisissez-les bien. Celles que je ne vous recommande pas
en matière de pulls – pour les avoir écumées et pour avoir été déçue à presque
tous les coups – ce sont surtout H&M, Uniqlo, Zara ou Etam (évidemment,
j’exclue d’emblée les marques jeunesse comme Pimkie et Jennyfer). Les pulls que
l’on trouve chez ces marques, ainsi que chez leurs autres équivalents, sont
tous les mêmes. Lorsqu’on les porte, la tenue devient outrageusement commune et
cheap. Leur tissu, leur coupe et même leurs couleurs sont grossiers.
Il
y a une marque, dont je suis plutôt cliente, avec laquelle je suis mi-figue
mi-raisin. C’est American Apparel. Leurs pièces sont à part : elles sont
de qualité assez médiocre et le prix est très élevé, paradoxalement. Je
déconseille d’y aller s’agissant des hauts (t-shirts et pulls) car la qualité
ne vaut pas le prix. Il vaut mieux garder cet argent et l’investir dans un pull
d’une autre marque. En revanche, concernant les autres pièces (robes,
pantalons, ceintures), il y en a qui sont vraiment pas mal.
Il
y a une marque pas si chère que j’aime beaucoup pour mes pulls – et je raffole
de leurs robes-pulls cette année, c’est Benetton. Comptez en moyenne entre
trente et quarante euros pour un pull en laine. C’est un bon compromis entre
les marques un peu chères (Comptoir des Cotonniers, Sandro/Maje, American
Vintage) et le low-cost. C’est une marque qui reste assez élégante en terme de
basiques. Par contre, ne vous aventurez pas dans leurs rayons plus
« fantaisie », qui sont souvent assez vulgaires.
QUEL LOOK ?
Niveau
matière, je recommande surtout la laine et le cachemire. Mais ça se joue
surtout à l’appréciation visuelle et tactile. Donc d’autres matières peuvent
aussi être très jolies. Le plus important, c’est surtout la coupe et la
couleur. Niveau couleur j’en recommande deux qui sont essentielles : un
noir (ou bleu marine foncé selon ce qui vous va le mieux) et un blanc cassé.
Fuyez le blanc brut qui vieillit assez mal et qui est moins élégant qu’un blanc
cassé plus subtil.
Vous
pouvez également choisir une troisième couleur, qui est plus relative. C’est votre
couleur, celle qui vous va le mieux, selon votre teint, votre couleur de peau
et de cheveux. Là, ça dépend vraiment de votre appréciation. Prenez-là en ton
pastel de préférence, ce qui prend moins parti. Me concernant, je raffole du rose
clair pastel.
Enfin,
concernant la coupe, elle dépend essentiellement de votre morphologie. Ce que
je vous recommande, c’est un col rond et un col roulé. Je trouve que les cols
en V sont assez désuets, trop connotés « bourgeois » et finalement assez peu féminin, comparé à un joli
col rond.
Je vous
conseille aussi d’acheter un pull en grosse maille. C’est plutôt « tendance », mais ça reste
universel. Une fois de plus, ne tombez pas dans le piège American Apparel. Leurs
mailles sont attirantes et assez mignonnes, mais leur qualité est trop
médiocre. Pour avoir été déçue à de nombreuses reprises, je ne veux plus
financer cette arnaque. Le pull en maille rose que je porte sur la photo est
justement un American Apparel. Il m’a beaucoup plu quand je l’ai acheté, mais la
maille ne résiste pas aux accrocs et s’est abîmée très vite. En revanche j’ai
vu de très jolis pulls en maille chez American Vintage. Ils coûtent 115€, donc assez cher, mais il y a six
couleurs et de très jolies finitions. C’est un col V, oui, mais il est vraiment
très féminin.
Pour
finir, le conseil qui est le plus important à mes yeux : fuyez ce qui est « mode ». C’est un piège qui vous
ruinera. La force d’un basique, c’est sa simplicité, son universalité et son
raffinement. Évitez donc les coupes, couleurs ou matières osées, qui vous
plaisent parce que vous les avez vues sur d’autres personnes ou sur des « it-girls »
qui ont les moyens de ces extravagances. Allez au plus simple, au plus
efficace. Ce sont les valeurs sûres qui vous sublimeront.
À
bientôt !

Elle est LA top, LE visage que l’on retient. Et quand je la
regarde, elle a ce petit quelque chose qui me gêne. Qui me gêne, mais
positivement. Elle a ce truc qui me fait cogiter. Cara Delevingne n’est pas une « it-girl » comme une autre. Et elle n’a rien à voir avec Kate
Moss. Pour une raison très simple.
Ce qui m’obsède avec elle, c’est que je n’arrive pas à la
voir comme une femme affirmée. Je la vois comme une adolescente androgyne. Elle
l’est d’une manière purement sienne : des tops androgynes, il y en a à la
pelle. Mais une fois qu’on leur met une panoplie féminine sur les épaules, leur
androgynie disparaît derrière le vêtement. Regardez, parfois, Agyness Deyn a même
un sex-appeal Sharon-Stonesque.
Pas Cara Delevingne. Elle, je n’arrive pas à la voir comme
une femme. Lorsqu’elle est grimée en femme fatale, je ne vois pas une femme
fatale. Je vois toujours Cara Delevingne. Elle a cette insolence enfantine, qui
fait tout son charisme. Elle a une personnalité trop forte pour être déguisée.
C’est ce qui me gêne, lorsque je la vois porter les attributs de la femme
affirmée. Je n’y crois pas, ça jure. Son regard est trop fougueux pour
s’accorder à ces parures.
C’est ce qui la différencie radicalement de Kate Moss. Kate
Moss est une femme. Elle, elle est une éternelle adolescente.
"Trouver de belles bottes pour l'hiver". C'est ce que j'ai écris sur un post-it il y a plus de deux ans. Depuis, il n'a jamais quitté la porte de mon frigo. Enfin. Jusqu'à aujourd'hui.
Ça fait plus de deux ans que je cherche la paire de ma vie. Et en attendant, j'ai passé chaque hiver avec des bottes au rabais, chinées dans les fripes. J'ai désespéré… jusqu'à aujourd'hui. Car trouver de vraies bottes, élégantes, qui subliment les jambes, et qui ont de l'allure, c'est un gros défi.
Jamais je n'ai trouvé la paire qui soit suffisamment légère et féminine pour bien me mettre en valeur. Enfin si. J'ai découvert ces orgasmiques cavalières Hermès-de-la-mort-qui-tue. Qui coûtent 1770€. Un salaire. Bref, j'oublie.
Je désespérais… jusqu'à ce jour où je suis passée devant ce magasin rue de Charonne, "La botte Gardian".
Pour 335€, soit cinq fois moins que les bottes Hermès, on y trouve les plus belles cavalières de Paris. Rien à voir avec les Ralph Lauren qui collent au talon d'Achille et finissent en entonnoir en haut du mollet. Celles-là, elles sont élégantes, intemporelles et ultra-résistantes. Certes, elles restent chères (surtout pour moi, étudiante sans-le-sou), mais elles valent le coup de mettre un peu de côté.
Quant à moi, me voilà apaisée. Je peux enfin enlever ce post-it hideux qui m'angoissait.
Coordonnées:
La Botte Gardiane
25, rue de Charonne
75011 Paris
09 51 11 05 15
© Diana Marie Photography
La mode a des limites: celles du bon goût. Et le bon goût, c'est un look intemporel. Les tendances ne sont qu'un simulacre de bon goût. Une fois qu'elles sont installées, elles révèlent leur affreux visage: elles deviennent ringardes, vulgaires et peu seyantes.
C'est ce que je me dis quand je croise des filles qui portent encore ces jupes ultra longues American Apparel au tissus ignoble. Quant à celles qui y associent un crop top + d'hideuses bottes cloutées + un chapeau melon… Mon dieu. Ce look, apanage des candidats de télé-réalité, est le fléau de l'été 2013.
Quand je marche dans la rue, je suis frappée par la durée de vie extrêmement courte des tendances. Il est malheureusement impossible d'étouffer une tendance naissante, aussi insupportable puisse-t-elle être. Mais on peut encore éliminer celles qui persistent après leur déferlement. Purifier la mode des tendances ringardes, voilà tout l'objet de cette chronique.
1) Les affreuses bottes cloutées, ringardes au possible et certainement pas rock.
2) Les jupes à élastique noir, ultra-cheap et inélégantes au possible
3) Les Bensimon à élastique. OUI, elles sont super pratiques et confortables. Mais franchement, c'est quand même bien laid.
4) Le chapeau-melon, qui nous promet au too-much à tous les coups.









